Mercredi 3 décembre 2008

Le temps passe tellement vite, les ordinateurs se cassent, comme les cheveux un soir d´hiver... Cette phrase ne veut rien dire d´autre que : je n´ai rien écrit depuis plus d´une semaine sur mon blog, car je suis un train de plancher dur sur un texte d´un nouveau genre dont le résultat sera bientôt visible ici ; je suis contente de pouvoir enfin exprimer (presque) correctement dans ce récit ma pensée, qui n´exige au fond rien d´autre qu´un bon niveau en grammaire et orthographe de la langue française, alors je me suis offert le plaisir d´écrire une phrase qui n´a aucun sens, surtout sans devoir m´astreindre à réfléchir au sens, au rythme, aux sonorités... ; je vous écris depuis l´ordinateur de Doerte, qui a donc un clavier allemand, sur lequel j´ignore où se trouve l´apostrophe, c´est pour cela que je la remplace par un accent aigü, et croyez-bien que je ne vais pas passer mon temps à la chercher, j´en passe déjà assez à taper des accents graves ; l´ordinateur, que ma prêté le réparateur de mon ordinateur portable, toujours dans son atelier de Pontoise, est tombé en panne : je me demande si ce ne sont pas les neurones du réparateur qui sont en panne ; enfin, les femmes se plaignent toujours de leurs cheveux.

Et comme transition je dirais : je n´ai vraiment pas beaucoup lu Proust, mais suffisamment pour être influencée par la longueur de ses phrases. Les miennes ne sont pas toujours très courtes, elles le seront de moins en moins. Ou alors, est-ce un moyen de libérer une palabre qui n´a guère de place dans la langue allemande, celle-ci obligeant à structurer des phrases condensées. Alors, quel plaisir de donner libre cours à une fantaisie qui trouve naturellement sa place dans ma langue maternelle... Mais je n´en dirai pas plus, je parle de ce qui me déplait du monde germanique avec affection pour la région où je suis et m´agace de l´esprit frondeur des Français à leur égard, souvent mal fondé.

Ma transition fut bien longue, d´ailleurs, ayant du linge à étendre à bientôt minuit (Vous connaissez la chanson : on n´arrive jamais à comprendre comment on fait pour reproduire toujours les choses que l´on voudrait changer -- maman, arrête de ricaner sur ta fille qui fait tout à la dernière minute), je vous raconterai ce que j´avais prévu une prochaine fois. Et je suis contente d´avoir délié mes doigts quelques instants, comme de placer régulièrement une conjonction de coordination en début de phrase. Et je voulais vous dire que je ne vous oublie pas, chers visages du passé et visiteurs de passage...




Par Anne-Sophie G - Publié dans : Ma vie à Hambourg - Communauté : Pensées d'ailleurs
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